Sur le changement

Sur le changement

Un concept-clé en Kinésiologie, et dans la vie en général, est celui du processus de changement. Au sein de la Kinésiologie, les théories du changement comportemental sont la plupart du temps utilisées pour guider la pratique d’incitation à l’adoption de saines habitudes de vie. Concernant la théorie des stades de changement, et les différents types de résistance au changement, on peut déjà retrouver plusieurs références dans le domaine d’étude de la motivation en psychologie, qui abordent de façon exhaustive ces aspects. Je revisiterai ceux-ci plus tard; pour l’instant, concentrons-nous sur le changement lui-même, plutôt que sur la résistance au changement.

Pour embrasser le changement, il ne suffit pas de ne pas y être résistant. (la double négation ne suffit point; une affirmation positive est requise)
Embrasser le changement ne signifie certainement pas de se forcer à agir contre soi. (l’auto-défaite ne réussit pas à conduire au changement)
Alors, en quoi constitue “embrasser le changement” ?

Nous changons en fonction de l’information que nous recherchons ou qui nous est offerte et à laquelle nous démontrons une réelle attitude d’ouverture, expérimentant profondément les concepts en leur permettant de remodeller nos pensées et processus cognitifs de même que nos émotions et notre psychée.

Patrick Roy-V., B.Sc., Kinésiologue accrédité

3 Comments

Bonjour Patrick,

Très intéressante l’idée de partager des opinions sur ce sujet.

Je suis d’accord avec le fait que “pour embrasser un changement, la double négation ne suffit point” p/r à la résistance mais j’accroche plus à: “ne signifie certainement pas de se forcer à agir contre soi”.

À mon avis, si nous avons besoin d’effectuer un changement, c’est qu’il y a qcq chose en soi qui a besoin d’être modifié. Des fois, on n’a pas besoin de se forcer pour y arriver probablement pcq ça va avec nos intérêts, notre curiosité, nos goûts, notre désir surtout d’aller vers autre chose, ça ça ne serait pas aller contre soi mais si j’ai un changement nécessaire à faire qui ne contient pas ces caractéristiques, je devrai aller contre moi ou en tout cas au moins un tout petit peu à la fois, pour y arriver.

Je te laisse avec cette réflexion sur le volet, sans trop de réflexion à la base.

Il y aurait beaucoup de choses à dire et à penser. Ce qui demande en soi déjà un changement à mes habitudes mais celui-là il m’intéresse tellement que j’ai plutôt la certitude d’aller “avec moi” et non “contre moi” puisque tu touches à ma passion.

Bye, merci de nous offrir cette opportunité. J’attends d’autres articles avec impatience.
J’ai hâte d’avoir des défis qui contribuent à penser autrement.

“Sur le fil”


@”Sur le fil”
Merci beaucoup pour ton commentaire, cette refléxion est bien utile.

Peut-être devrais-je clarifier ce que j’entends par “ne pas agir contre soi”:
“Ne pas agir contre soi” ne signifie pas qu’il y ait nécessairement absence d’effort. Il pourra y avoir une certaine difficulté, éprouvée (ou non) lors d’un processus de changement, nottament s’il doit y avoir bris d’habitude ancrée depuis longtemps. Ce bris peut-être dfficile n’est toutefois pas nécessairement déplaîsant.
Ce que j’entend par “agir contre soi”, c’est quand il y a une sorte de division malsaine, et combat intérieur entre status quo et changement radical, deux extrêmes que j’associerais, peut-être abusivement (?), au “ça” et au “surmoi“.

< < si nous avons besoin d'effectuer un changement, c'est qu'il y a qq chose en soi qui a besoin d'être modifié. >>

Attention au mot “besoin”…

< < mais si j'ai un changement nécessaire à faire >>

Qui a établit la “nécessité” du changement, si ce n’est la personne elle-même ? (Ceci est crucial à mon raisonnement.)
À défaut, l’idée peut provenir d’une tierce personne, peut-être d’un(e) conjoint(e), d’un médecin, ou d’un “idéal” projeté par la société. Cet idéal, s’il fut extérieur au départ, devint intériorisé (par introjection) au sein du surmoi de l’individu, qui perçoit alors une trop grande distance entre son “moi idéal” et son “moi perçu“. D’où inconfort et désir de changement. Ce n’est ni auto-régulé, ni authentique jusqu’à ce que l’individu autonome le “fasse sien“; qu’il se l’approprie. L’individu, lui seul, porte la responsabilité de choisir librement s’il souhaite s’investir dans le processus de changement, avec les coûts (investissements) qui lui sont INHÉRENTS et INDISSOCIABLES. Comment donc pourrait-il, après avoir fait ce libre choix, y résister ? N’y a-t-il pas là auto-contradiction ?

Cette contradiction est certes possible. De nombreux facteurs peuvent être à sa source. Et s’ils méritent d’être explorés, je crois que trop souvent ils sont mis en emphase au dépend d’une simplicité et d’un plaisir de faire du travail sur soi, qui sont également du domaine du possible.

Patrick Roy-V., B.Sc. Kin


Bonjour Patrick ! Je viens de lire ton article. Bravo ! Je ne peux répondre convenablement à ton interrogation sur: pourquoi certaines personnes “commencent” un programme d’exercice, et pourquoi d’autres “abandonnent”. En effet, comme tu le sais, j’ai commencé sport et exercice à douze ans alors que j’étais pensionnaire au Collège de l’Assomption (de 1954 à 1962), parce que c’était comme ça à l’époque dans les collèges où le sport et l’exercice étaient pleinement encouragés. Habitué à ce tempo, j’ai toujours continué en étant persuadé que c’était la meilleurs façon d’être heureux, d’être en santé, et … d’avoir le “plaisir du jeu”, ce qui est un excellent catharsis pour une personne active au niveau professionnel. Le “stress” disparaît rapidement lorsque nous pratiquons ainsi régulièrement des activités sportives. Ceci dit, je pratique toujours aujourd’hui sport et exercice de 10 à 12 heures bien comptées chaque semaine. “Et tout le reste n’est que littérature” (le poète français Paul Verlaine, d’auguste mémoire, autour de 1875).

André Normandeau, Ph.D. Criminologue et Professeur, Université de Montréal.


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