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Communication client-thérapeute
Sur le changement
Processus de changement – Rechute et acceptation
Le mythe des impacts néfastes en course à pied
Le mythe de la perte de gras localisée


Intervention en contexte de douleur chronique
Communication client-thérapeute

Dans cet article je vais aborder le thème de la communication entre client et thérapeute, et son importance accrue dans le contexte d’une approche active de traitement de la douleur chronique (persistante).

Dans le cadre d’une évaluation puis de traitements, outre le recueil d’informations telles que l’historique de la blessure et de l’événement traumatique, les facteurs aggravants ou soulageant la douleur, etc., il importe également au thérapeute de recueillir la perception du client quant aux phénomènes physiologiques liés à sa blessure (ex: inflammation, douleur et autres sensations), à ses incapacités (sur les plans du travail, des activités quotidiennes et des loisirs), ainsi que toute autre information associée, pouvant porter sur les volets physique, ou psychologique.

Sur ce point, un client peut parfois être porté à s’abstenir de faire mention de ses inquiétudes quant à sa blessure. Or, il est possible qu’il entretienne certaines conceptions erronées à propos de celle-ci, possiblement en raison de tentative(s) d’auto-diagnostic au moyen d’informations trouvées sur l’internet, ou encore provenant de proches bien intentionnés mais sans formation appropriée. De telles informations erronées, en plus d’être possiblement inutilement inquiétantes, peuvent être à la source de modifications de positions, de manières de bouger, d’une cessation de participation à des activités de loisirs, etc. Certaines de ces modifications sont superflues, d’autres, fortement nuisibles. Partager les inquiétudes permet d’ouvrir un dialogue avec le thérapeute qui peut alors explorer la compréhension par le client de son problème et corriger tout concept erroné ou référer à un autre professionnel au besoin.

Le client pourrait également être porté à s’abstenir de faire mention d’inquiétudes résultant d’une légère hausse de la douleur lors d’un traitement, par exemple, par souci de confiance envers son thérapeute. Au contraire, la communication et la transparence entre thérapeute et client sont primordiales – la douleur étant une expérience personnelle que le thérapeute ne peut ressentir. Le thérapeute doit moduler le niveau de sollicitation en fonction de la réponse physiologique et psychologique du client et de son niveau de tolérance. Essentiel, donc, de créer un climat réceptif pour que le client soit à l’aise à partager ces informations.

Et s’il arrive, en traitement de la douleur chronique notamment, que certains exercices thérapeutiques engendrent une hausse normale, temporaire de la douleur (en raison de la présence d’hypersensibilisation en plus des déficiences et incapacités d’ordre musculosquelettique), cette hausse se doit d’être modérée, adéquatement modulée, et tolérée par le client.

Selon ces paramètres et conditionnel à une programmation judicieuse, l’exercice favorise l’amélioration du fonctionnement de la région où il y a eu blessure ainsi que celui des régions voisines (qui ont souvent appris à mal compenser). Il favorise la reprise des activités et du travail et enfin, dans de nombreux cas, une diminution lente, mais à long-terme, de la douleur.

En réponse à une hausse temporaire de la douleur tel qu’expliqué ci-haut, le questionnement du client et l’enseignement du thérapeute permettent de diminuer le niveau de stress du client, lequel a, nous le savons, des répercussions importantes.

La transparence dont fait preuve un thérapeute permet au client souffrant de douleur chronique de faire, de manière éclairée, le choix de s’investir dans ses exercices et son processus de réadaptation, tout en étant conscient et en acceptant les efforts difficiles à fournir, qui y sont inhérents et indissociables.

Je note par ailleurs que le fait que le thérapeute ne ressente pas la douleur du client mais comprenne sa souffrance comporte un avantage : le thérapeute peut ainsi construire ses interventions sur les données scientifiques, les adapter aux besoins individuels de ses clients, et ce, avec moins de risque d’être lui-même affecté par des craintes envahissantes qui embrouillent la pensée, et qui sont malheureusement normales lorsqu’une douleur intense et prolongée est vécue.

L’importance de la communication est d’autant plus élevée en contexte d’intervention en kinésiologie, parce que celle-ci ne repose pas sur des modalités directes (ex: mobilisations, massage, etc.) dans lesquelles le client occuperait un rôle passif. Le kinésiologue en réadaptation a pour rôle de développer les capacités du client, corriger les déficits et prévenir les rechutes grâce à l’enseignement d’exercices physiques adaptés et la modification des habitudes de vie. Dans une telle modalité, les interventions du thérapeute sont indirectes; c’est le client qui joue le rôle actif dans sa réadaptation.

Les avantages d’une telle approche sont indéniables:

  • Réentraînement du système neuromoteur – seuls des exercices effectués par le client lui-même permettent de solliciter pleinement ce dernier, ce qui est essentiel à la bonne exécution des mouvements
  • Réentraînement à l’effort physique
  • Respect du niveau de tolérance et du rythme de progression propre à chacun
  • Regain d’autonomie dans la vie quotidienne, et même gain progressif d’autonomie dans l’exécution de son propre traitement

En effet, en comprenant les mécanismes réels en cause de sa blessure, de sa douleur et de ses incapacités, et en connaissant les outils thérapeutiques qu’il peut lui-même employer, le client devient maître de sa condition et peut modifier les facteurs susceptibles d’influencer sa condition (ex: postures au travail) qui ne peuvent être observés et corrigés directement par le thérapeute en milieu clinique.

L’enseignement constitue un outil thérapeutique en soi, mais il ne peut être efficace que dans la mesure où le client peut se sentir à l’aise pour transmettre toutes les informations utiles à guider les interventions, ainsi que s’il ressent une ouverture du thérapeute à ce qu’il lui donne une rétroaction sur ses interventions.

Patrick Roy-V., B.Sc Kin.




Sur le changement

Un concept-clé en Kinésiologie, et dans la vie en général, est celui du processus de changement. Au sein de la Kinésiologie, les théories du changement comportemental sont la plupart du temps utilisées pour guider la pratique d’incitation à l’adoption de saines habitudes de vie. Concernant la théorie des stades de changement, et les différents types de résistance au changement, on peut déjà retrouver plusieurs références dans le domaine d’étude de la motivation en psychologie, qui abordent de façon exhaustive ces aspects. Je revisiterai ceux-ci plus tard; pour l’instant, concentrons-nous sur le changement lui-même, plutôt que sur la résistance au changement.

Pour embrasser le changement, il ne suffit pas de ne pas y être résistant. (La double négation ne suffit point; une affirmation positive est requise)

Par ailleurs, embrasser le changement ne signifie pas de se forcer à agir contre soi. Il pourra y avoir une certaine difficulté, éprouvée (ou non) lors d’un processus de changement, nottament s’il doit y avoir bris d’habitude ancrée depuis longtemps. Ce bris peut-être dfficile n’est toutefois pas nécessairement déplaîsant.

Ce que j’entend par “agir contre soi”, c’est quand il y a une sorte de division malsaine, et combat intérieur entre status quo et changement radical, deux extrêmes que j’associerais, peut-être abusivement (?), au “ça” et au “surmoi“.

Qui a établit la “nécessité” du changement, si ce n’est la personne elle-même ? (Ceci est crucial à mon raisonnement.) À défaut, l’idée peut provenir d’une tierce personne, peut-être d’un(e) conjoint(e), d’un médecin, ou d’un “idéal” projeté par la société. Cet idéal, s’il fut extérieur au départ, devint intériorisé (par introjection) au sein du surmoi de l’individu, qui perçoit alors une trop grande distance entre son “moi idéal” et son “moi perçu“. D’où inconfort et désir de changement. Ce auto-régulé, ni authentique jusqu’à ce que l’individu autonome le “fasse sien“; qu’il se l’approprie. L’individu, lui seul, porte la responsabilité de choisir librement s’il souhaite s’investir dans le processus de changement, avec les coûts (investissements) qui lui sont INHÉRENTS et INDISSOCIABLES. Comment donc pourrait-il, après avoir fait ce libre choix, y résister ? N’y a-t-il pas là auto-contradiction ?

Cette contradiction est certes possible. De nombreux facteurs peuvent être à sa source. Et s’ils méritent d’être explorés, je crois que trop souvent ils sont mis en emphase au dépend d’une simplicité et d’un plaisir de faire du travail sur soi, qui sont également du domaine du possible.

Nous changons en fonction de l’information que nous recherchons ou qui nous est offerte et à laquelle nous démontrons une réelle attitude d’ouverture, expérimentant profondément les concepts en leur permettant de remodeller nos pensées et processus cognitifs de même que nos émotions et notre psychée.

Patrick Roy-V., B.Sc Kin.




Processus de changement – Rechute et acceptation

Il arrive parfois qu’une personne ayant significativement modifié son style de vie retourne à de vieilles habitudes. Après avoir entrepris d’augmenter son niveau d’activité physique, avoir fait l’apprentissage d’un nouveau programme d’exercices, l’avoir exécuté en l’adaptant à soi, et même avoir déjà observé des améliorations sur sa condition physique, voilà que tout semble basculer. Absentéisme aux entraînements, apparement sans justification. Ou peut-être recherche de raisons expliquant la cessation temporaire de son entraînement, tout en sachant qu’il aurait tout de même été possible qu’il ait lieu, selon d’autres modalités. Découragement. Mais surtout: Crainte du retour à l’entraînement.

Que se passe-t-il lors de cette période de “rechute” ?
La procrastination devient l’outil privilégié par l’individu pour gérer son horaire d’entraînement: Il remet ses scéances à plus tard. Et encore plus tard. L’individu peut se mettre à croire qu’il ne veut plus s’entraîner; il questionne sa décision initiale. Paradoxalement, il s’en veut d’agir ainsi. Survient alors un cycle vicieux des plus particuliers (pour ne pas dire intéressant, du moins sur le plan conceptuel): Il y a progression circulaire entre différente phases, qui sont:

  1. État dépressif
  2. Recherche désespérée de “motivation” de la part d’une source externe.
    Résultats de la recherche: Une ou des citations/aphorismes/proverbes/textes de motivation de la part de célébrités, pseudo-philosophes, anonymes de groupes de discussion sur internet, ou autres. Des conseils visant à ce que l’individu évite les distractions (re-centre son attention sur l’entraînement), et se contraigne à effectuer l’entraînement malgré lui.
  3. Adoption de la motivation externe. Combinée à la colère de l’individu envers lui-même, il en résulte:
  4. Imposition d’objectifs de remise en forme surcompensatoiresVengeance contre soi. Exemple: «Parce que je ne me suis pas entraîné aujourd'hui, je ferai ma séance après-demain, en surplus de celle déjà prévue.»
  5. Mensonge à soi-même consistant à se convaincre artificiellement de sa bonne volonté et de sa toute puissance à réussir l’atteinte de ses objectifs totallement irréalistes
  6. L’individu fait face à l’impossibilité d’atteindre ses objectifs, ou se sent surchargé par leur difficulté et l’importance qu’il leur a accordé.
  7. Procrastination et découragement.
  8. Retour à l’état dépressif.

En voici un exemple touchant. Les mots qui suivent ont été extraits, avec permission, d’un forum de discussion sur internet accessible au public. Toutefois, afin de protéger l’identité de la personne. la source exacte ne sera pas mentionnée, et j’ai paraphrasé le texte.

«Je sais que cet endroit n'est pas vraiment conçu pour motiver les gens, que c'est plutôt un endroit pour apprendre, et que personne ne peut me motiver sauf moi-même. Mais je me sens dépourvue; désespérée. J'ai lu un truc voulant qu'on se souvienne d'un moment où nous étions en colère et d'utiliser cette colère pour avoir un bon entraînement exigeant, mais je me sens tellement en échec que je ne parviens pas à me rendre au stade de colère, je demeure désespérée. Quelqu'un connaît-il une technique pour sortir du désespoir et se rendre au stade de colère et de motivation ?»

Cette personne est presque désolée de demander de l’aide. Elle affirme que personne ne peut la motiver sauf elle-même… mais “se motiver”, exprimé avec la forme pronominale, est un non-sens: Il implique l’artifice; il implique d’agir contre soi. Elle répond à son désespoir par une tentative d’être en colère. De ce fait, elle tente volontairement de suivre le cycle malsain que j’ai décrit. Aussi illogique que ce soit, «se mettre en colère et utiliser cette colère» (contre soi) serait un conseil publié, censé (mais non sensé) permettre de “se motiver” ! Le passage «un bon entraînement exigeant» est possiblement indicateur d’une tendance à la surcompensation.

Voici une des réponses obtenues:

«Cela a beau être cliché, tu DOIS: – fixer des objectifs; – être constante; – “work your ass off” (travailler comme une forcenée); – et ceci est peut-être le plus important: prier à dieu, les saints, et les anges pour de l’aide (ils peuvent – et vont – et veulent – t’aider). Bonne chance !»

Il serait difficile, à mon avis, d’offrir de pire conseils. L’imposition d’objectifs additionnels visant à se forcer à progresser malgré tout risque d’augmenter les difficultés éprouvées en s’ajoutant aux objectifs irréalistes surcompensatoires que la personne a tendance à se fixer. «Work your ass off» (Travailler comme une forcenée) renforce ce comportement malsain. Enfin, ni dieu, ni les saints, les anges, ou la chance, s’ils existent, ne vont faire ce que seule la personne elle-même peut faire: une introspection depuis longtemps dûe.

– À quel désir répond ma rechute ?
– Qu’est-ce que je ressens ? Pourquoi ?
– Est-ce que je me respecte dans ma démarche de changement ? Suis-je respectueuse de mes limites, de mes capacités, de mes besoins ?
– Est-ce que je m’accorde le droit au découragement ? À l’épuisement ?

Si la personne a un entraîneur personnel (préférablement un kinésiologue) pour la superviser. il est possible qu’elle craigne de lui faire face. J’émets l’hypothèse qu’elle perçoit chez lui un jugement négatif potentiel. Ce dernier serait en partie dû à un phénomène de projection: L’individu projette chez l’entraîneur ses propres jugements négatifs de lui-même, qu’il a développé durant ses cycles d’alternance rechute-surcompensation. Mais, il m’apparaît nécessaire d’ajouter une seconde explication, complémentaire: Une approche trop courante en entraînement est celle inspirée du modèle comportemental (aussi nommé “béhavioriste”, de l’anglais behaviour) en psychologie, où, grosso-modo, les “bons” comportements sont renforcés (encouragements verbaux et félicitations, sentiment d’acceptation conditionnel) et les “mauvais”, punis (l’entraîneur fait part de sa déception, son non-verbal exprimant le rejet, etc.). Le pratiquant recherche-t-il de la motivation ? L’entraîneur lui en fourni: Une motivation externe, qui se veut temporaire. Les encouragements n’étant donnés que lors d’atteinte d’objectifs; ils dépendent de la performance. Cette motivation n'est pas transcendantale; seule celle qui prend sa source au sein même du pratiquant l'est. En évaluation, le pratiquant voit sa confiance/son égo haussés lors de ses succès, mais se sent inadéquat lors de ses échecs. Pas étonnante, la crainte du jugement de l’entraîneur, et la crainte de faire face à son échec. (L’échec de qui ? Ce double sens est délibéré !)

L’ACCEPTATION INCONDITIONNELLE EST UN ÉLÉMENT CRUCIAL D’UN PROCESSUS DE CHANGEMENT. Celle-ci doit être présente chez le kinésiologue, et il doit savoir la favoriser chez ses clients, car cette acceptation établit un climat d’aisance et de croissance personnelle qui supporte et est un catalyseur au changement.

Patrick Roy-V., B.Sc Kin.




Le mythe des impacts néfastes en course à pied

Mythe: La course à pied serait un exercice néfaste à cause des impacts.

FAUX

Il faut identifier quels types d’impacts sont générés, ainsi qu’évaluer la condition physique et les patrons moteurs d’un individu (“comment” la personne effectue son mouvement) avant de pouvoir déterminer si une activité physique convient. S’il est possible que la course à pied soit déconseillée pour une partie de la population*, il faut savoir que l’affirmation ci-haut, parce qu’elle est abusivement généralisatrice, est certainement fausse.

(* Certaines conditions musculosquelettiques peuvent affecter votre capacité à faire certains exercices. De même, des troubles métaboliques comme le diabète peuvent, dans certains cas, engendrer une perte de sensation des membres inférieurs. Si nécessaire, consultez votre médecin avant d’entreprendre un programme d’exercice avec un kinésiologue accrédité.)

La course à pied est un exercice qui requiert la participation de nombreux groupes musculaires et le taux de dépense énergétique qu’elle requiert en font une activité très utile au maintient d’une saine composition corporelle. De plus, étant un exercice à forte composante aérobie, elle engendre des bienfaits certains pour le système cardio-vasculaire. Elle permet d’atteinte facilement un niveau d’intensité supérieur à celui de la marche.

Y-a-t-il des impacts lors de la course à pied ?
Oui.

Sont-ils néfastes ?
Seulement s’ils sont excessifs.
L’exercice à intensité moyenne à élevée, impliquant plusieurs groupes musculaires et comportant des impacts, tend à préserver la masse musculaire et la masse osseuse (diminuant les risques d’ostéoporose).

Qu’est-ce qui peut causer des impacts excessifs ?
– Une forte surcharge pondérale (obésité), par exemple, augmente la force des impacts. Le kinésiologue peut alors proposer des activités alternatives plus adaptées.
– Une mauvaise technique de course. Pour la grande majorité d’entre nous, il nous faut réapprendre à courir.

Pourquoi adopte-t-on une mauvaise technique de course ?
– Mauvais souliers de course
– Déconditionnement physique causé par l’inactivité chronique
– Manque d’information sur ce qui constitue une bonne technique de course

La question des souliers de course
Une partie de l’industrie affirme, à tord, que des chaussures de sport à semelle extra-épaisse et offrant une super-stabilité sont un moyen de prévenir les blessures liées à la course à pied.

Aucune chaussure n’offre une absorption totale des chocs. Cela est impossible. Elle ne peut que redistribuer l’énergie de l’impact sur une plus grande période de temps et sur une plus grande surface de contact. Cela vous permet de ne plus sentir les impacts en surface (au niveau des pieds), quoique vous ressentez peut-être, à long terme, des inconforts au niveau des genoux, ou des hanches même.

Et c’est là que la chaussure devient problématique. En vous empêchant de ressentir le contact direct avec le sol; en empêchant les mécanorécepteurs de vos pieds de faire leur travail et signaler la présence d’impacts excessifs causés par votre patron moteur fautif, elle entretiennent une mauvaise technique de course qui peut à long terme poser problème.

Essayez l’expérience suivante:
– Trouvez un espace où vous pourrez courir sur une courte distance, de façon sécuritaire. Assurez-vous qu’il n’y ait pas d’objets sur le sol.
– En portant vos meilleures chaussures de sport, effectuez quelques aller-retours. Remarquez ce qui ce passe lorsque vos pieds entrent en contact avec le sol. Quelle partie du pied entre en contact la première ? Est-ce le talon ?
– Retirez vos chaussures et répétez l’exercice. Remarquez qu’après quelques répétitions, vous courez peut-être différemment. Vous cherchez instinctivement à éviter la douleur de l’attaque-talon; vous déposez plutôt la plante de vos pieds au sol.

Il n’est pas nécessaire d’être pieds nus pour bien courir. Par contre, il importe de choisir des espadrilles qui vous sont adaptés, et spécifiques à l’activité que vous pratiquez. À titre d’exemple, j’utilise une paire légère et à semelle mince pour la course, tandis que j’utilise une paire plus traditionnelle, de type “multisport”, pour mes autres activités.

Effets de l’inactivité physique
L’inactivité physique engendre non seulement des conséquences néfastes pour la santé, elle rend également plus difficile l’éventuelle adoption d’un programme d’exercice. Toutefois, grâce à une évaluation de votre condition physique, il est possible d’élaborer un programme d’exercice de course à pied sécuritaire et adapté. En combinaison avec un bon coaching et l’apprentissage de ce qui constitue une bonne technique de course, cette merveilleuse et saine activité physique qu’est la course à pied sera plaisante, stimulante, et, incorporée à un programme global de mise en forme, bénéfique pour votre santé.

Patrick Roy-V., B.Sc Kin.




Le mythe de la perte de gras localisée

Mythe: Faire des exercices d’abdominaux permet de “perdre son ventre”.

FAUX

Ce mythe est déjà décrit par un grand nombre d’autorités en activité physique comme étant faux, mais ce n’est pas encore tous les pratiquants (présents ou futurs) d’activité physique qui savent que la possibilité d’une perte significative de gras de façon localisée n’a pas été suffisamment démontrée par des études scientifiques valides, fiables, précises et reproductibles.

La perte de gras serait plus ou moins globale, sa distribution étant essentiellement déterminée, tout comme le gain qui l’eu précédée, par la génétique de l’individu.

La persistence du mythe de la perte localisée est dûe entre autres aux publicités pour des appareils de renforcement abdominal (“AB-quoi_que_ce_soit”). Défendre le mythe leur permet de mousser leur ventes, particulièrement pour une clientèle davantage intéressée à perdre du gras plutôt qu’à renforcer sa musculature. Les résultats illustrés dans ces infopubs sont l’exception plutôt que la règle, ils proviennent générallement d’une clientèle qui était totalement inactive et qui aurait eu des bénéfices semblables suite à pratiquement n’importe quel exercice, et finalement, les produits sont en général livrés avec un guide alimentaire, ce qui est possiblement l’élément ayant eu le plus d’impact, étant donné l’inefficacité de ces appareils.

Des entraîneurs personnels sans formation scientifique sont également en cause. Utiliser ce mythe leur permet de “personaliser” leurs programmes d’exercices et paraître rigoureux dans leur approche.

Retournons aux appareils de ranforcement abdominal. À supposer qu’une personne soit intéressée à renforcer sa région abdominale. Elle doit savoir que ces appareils, souvent de piètre qualité (pour diminuer les coûts de fabrication), sont en très grande majorité biomécaniquement inefficaces, c’est-à-dire qu’ils ne parviennent pas à cibler la région abdominale et/ou atteindre un niveau d’intensité significatif. De plus, leur construction étant simpliste et uniforme, il y a impossibilité d’adapter l’équipement à la morphologie unique de l’individu. Il en résulte un exercice inadapté qui, au mieux, offrira quelques gains chez la clientèle la plus inactive, ou, au pire, engendrera efforts inutiles, inconfort, et risque de blessures.

Patrick Roy-V., B.Sc Kin.

Votre kinésiologue

Patrick Roy-V., B.Sc., Kin FKQ, SRDC IKQ

Kinésiologue diplômé de l’Université de Montréal, membre accrédité de la Fédération des Kinésiologues du Québec (FKQ), j’ai plus de 12 ans d’expérience en évaluation de la condition physique et prescription de programmes d’exercices, auprès de clientèles ayant divers problèmes de santé. Mon approche efficace est basée sur les plus récentes recherches scientifiques et est adaptée aux besoins spécifiques de chaque client. Je suis aussi conférencier; j’aide à former les kinésiologues et autres professionnels du secteur de la santé qui œuvrent auprès de clientèles en douleur persistante.

Contact

Patrick Roy-V., kinésiologue

514-432-0056

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